Divines Proportions

La Renaissance voit le jour lors de la naissance d'un nouveau courant de pensée : L'HUMANISME.

Celui-ci place l'homme au centre du monde. L'homme au centre du monde, et le nombril au centre de l'homme. C'est sur ce principe que se base la description de "L'Homme de Vitruve" (1490). Mais ce ne sont pas seulement la taille d'une paume ou la longueur d'une jambe qui deviennent officielles. On établit également une mesure des proportions faciales idéales (qui témoignent que l’Homme est le reflet de la Perfection divine), dont celle de Fra Luca Pacioli. Ainsi, le visage lui-même ne peut plus être considéré comme beau sans correspondre à la règle du Nombre d'or, rapport arithmétique que voici :

De face : Les trois niveaux comprenant l'espace situé entre le sommet du front et les sourcils d'une part, des sourcils et la base du nez d'autre part, et pour finir entre la base du nez et le menton doivent être égaux : 1/3,1/3,1/3. Ce rapport correspond aux divines proportions divines et idéales décrites par Léonard de Vinci. De même, la distance qui sépare la base du nez des lèvres doit être la moitié de celle allant du millieu des lèvres à la base du menton.

De profil : Pour retrouver le Nombre d'or, on calcule les proportions idéales selon les secteurs circulaires décrits par le Dr Baud. En reprenant et en modifiant légèrement les trois niveaux de la face définis par Léonard de Vinci, il aboutit à trois angles. Le premier va du sommet du front aux sourcils, le deuxième des sourcils jusqu'à la pointe du nez, le troisième de la pointe du nez à la pointe du menton.

Le troisième angle correspond au segment et à la somme des deux autres au segment b. En divisant a par b, on obtient pour des proportions idéales un chiffre qui avoisine le Nombre d'or.

Dans un visage aux proportions idéales, si l'on dessine un arc de cercle ayant pour centre le tragus auriculaire, ce dernier touche la pointe du nez, la pointe du menton et coupe légèrement le front en son sommet.

On voit que partout les proportions divines et glorifiées répondent au proportions mathématiques codifiées et aux formes géométriques et symétriques du triangle, carré, etc. En revanche, on peut remarquer que tous les modèles des peintres qui se sont penchés sur l'élaboration des traités d'anatomie sont des hommes. Si l'idéal féminin attire et est abordé par les peintres ou les auteurs, le corps de la femme est néanmoins considéré comme inférieur à celui de l'homme, comme le démontre le témoignage du peintre Cennino Cennini dans le Livre de l'art. Il y affirme que les proportions idéales sont indéniablement masculines. Puis il ajoute même : « Celles de la femme, je n'en parlerai pas, car elle n'a aucune mesure parfaite. »C'est dans la religion chrétienne qu'on trouve cette notion d'infériorité féminine.

On peut donc retenir de ceci que dans la peinture de la Renaissance, absolument rien n'est laissé au hasard, les peintres de l'époque avaient vraiment besoin de règles et même de traités, comme le traité de la peinture d'Alberti (1435) et celui de Léonard de Vinci (1490-1517) pour se rapprocher des corps de l'Antiquité, jugés plus beaux, plus gracieux. Ils s'inspirent donc des proportions idéale de cette époque qui s'adaptent d'ailleurs parfaitement aux convenances et à la morale chrétienne de la Renaissance.

Toutes ces études et reflexions des artistes n'ont finalement qu'un seul but : atteindre la perfection physique. Or à la Renaissance, la beauté physique est considérée comme un indice de beauté morale.

 

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